Film de propagande britannique d’une durée de 20 minutes réalisé pendant la guerre. Comme son titre l’indique, c’est un film qu’il s’agit avant tout d’écouter. Pour y entendre la musique résister aux bruits des machines, dans un montage parallèle qui les lie tout en mettant en évidence ce qui les oppose. Les bombardements aériens, comme les moteurs des jeeps, les fracas du fer industriel ou les vrombissements d’une locomotive, semblent agressifs et dissonants par rapport aux cordes des violons, aux chants des oiseaux, aux pas des chevaux, aux danses des enfants dans la cour de récréation… Il y a ce moment extraordinaire où la cheminée d’une usine pousse une forme de cri strident et continu qui ne s’arrête que lorsque le montage le confronte au plan fixe des feuilles d’un arbre, comme si la seule présence de ces branches travaillées par le vent avait le pouvoir d’interrompre le tapage suraigu de la machinerie, et de le transformer presque instantanément en légères notes de piano, qui régiront avec douceur la séquence suivante.
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